Au temps où les buissons flambent de fleurs vermeilles,
Quand déjà le bout noir de mes longues oreilles,
Se voyait par-dessus les seigles encore verts,
Dont je broutais les brins en jouant au travers,
Un jour que, fatigué, je dormais dans mon gîte,
La petite Margot me surprit. Je m'agite,
Je veux fuir. Mais j'étais si faible, si craintif !
Elle me tint dans ses deux bras : je fus captif.
Certes, elle m'aimait bien, la gentille maîtresse.
Quelle bonté pour moi, que de soins, de tendresse !
Comme elle me prenait sur ses petits genoux
Et me caressait ! Combien ses baisers m'étaient doux !
Je me rappelle encore la mignonne cachette
Qu'elle m'avait bâtie auprès de sa couchette,
Pleine d'herbes, de fleurs, de soleil, de printemps,
Pour me faire oublier les champs, les libres champs.
Mais quoi, l'herbe coupée, est-ce donc l'herbe fraîche ?
Mieux vaut l'épine au bois que les fleurs dans la crèche.
Mieux vaut l'indépendance et l'incessant péril
Que l'esclavage avec un éternel avril.
Le vague souvenir de ma première vie
M'obsédant, je sentais je ne sais quelle envie.
J'étais triste. Et malgré Margot et sa bonté,
Je suis mort dans ses bras, faute de liberté........
j'écris ton nom, liberté... Paul Eluard peut être ?<br />
que ce soit celle des animaux en cage ou celle des humains en cage eux aussi, la liberté est notre bien le plus précieux que nous devons préserver même de l'amour<br />
je trouve ce poème bien beau mais bien triste<br />
bizz
Merci pour ta visite. Un joli poème pour rappeler qu'il ne faut pas aller contre la nature.<br />
Merci pour l'adresse du blog Jura sauvage. C'est bien celui que je recherchais.
Cette poésie de Jean Richepin nous fait penser à une poésie de Victor Hugo "Liberté" faisant partie de "La légende des siècles" <br />
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Elle nous avait plu et nous l'avons même mise en ligne sur un autre blog voici le lien pour ne pas recopier ici tout le texte : http://entrenous.aliceblogs.fr/blog/_WebPages/LIBERTEVictorHUGO.html <br />
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Bonne journée